Volkmar Ernst est né le 2 septembre 1959 en Allemagne du Sud. Il grandit à Eningen u.A. où il vécut une vingtaine d'années.

« Mon père était imprimeur et typographe. Il rapportait à la maison les livres, les catalogues sur l'art moderne qu'il avait imprimés.

La peinture m'attirait particulièrement. Les expositions qui avaient lieu à Reutlingen, Tübingen et Stuttgart étaient l’un de mes principaux centres d'intérêt alors que, dans les années 60 – 70, ce qui en général importait en Allemagne était ... le miracle économique.

Plus que tout, les oeuvres de HAP Grieshaber, partout visibles à Eningen et à Reutlingen éveillèrent en moi la vocation artistique. Ses gravures sur bois ainsi que la fondation de « l'Ecole Bernstein » avaient rendu Grieshaber célèbre. Dans les années 50, il représentait dans cette Allemagne de plus en plus matérialiste un art reliant la tradition à la nécessité d'une transformation fondamentale de notre culture occidentale, un art fait de chaleur humaine, de conscience critique et de profondeur spirituelle.

Dans mon village vivaient également d'autres artistes: Gudrun Krüger, le sculpteur Eduard Raach-Doettinger ainsi que le dessinateur Paul Jauch que ma mère connaissait bien. Leurs oeuvres et leur présence m'attiraient magiquement.

A l'âge de huit ans, j'avais déjà décidé de devenir artiste et je m'adonnai vite, de façon intensive au dessin et à la peinture."


Après une formation de relieur et des études de philosophie à Tübingen, Ernst fit entre 1985 et 1989 des études d'art, d'art-thérapie et d'enseignement de l'art à l'université libre "Kunst im Sozialen", près de Brême (Allemagne).

« Au cours de ces études, je pris conscience du pouvoir que l'exercice de l'art et de l'activité créatrice exerçaient sur l'être humain, sa conscience et sa compréhension des choses de la vie. J'étudiai également les essais de réformes dans la pédagogie (Bauhaus, Willie Baumeister, Heinrich Jacoby, Jean Gebser etc.). Je tombai ainsi dans 'l'expressionnisme abstrait', représenté par Pollock, Vedova, Toby, Tapies, WOLS, Soulages, Hartung, Henri Michaux, Georges Mathieu, Sonderborg ainsi que Rothko, Zao Wou Ki, Richter, Polke et d'autres encore.»


De là résultèrent, entre 1989 et 1991, les deux séries de grands formats, intitulées « 1989 » et « 11 jours à travers le désert » (180x160 cm, huile sur toile).

Vint ensuite l'engagement dans différentes structures thérapeutiques et sociales.


En 1998, Ernst se marie avec Claire Böttinger, franco-allemande, à Francfort/Main, Allemagne.

En 1999, le couple déménage en France, dans le département de la Vienne.

Ernst a son atelier tout d'abord à Angles-sur-l'Anglin, puis à Chauvigny et finalement à Poitiers en 2008.

« Loin de l'Allemagne j'approfondis ma recherche dans de nouvelles séries de portraits intitulées « icons » "(« icons I à X » de 2000 à 2005).

Ensuite création des séries « Bad Art », « Paysages ou la nuit obscure de l'âme », « La Zone », « Paysages 2008 », « 2008 », « Journal 2008 », « Tribute to Gil Scott-Heron » (2008/2009), « Journal français 2011 » (2010 à 2011), « Dunkelzone » (« Dark Zone », « Zone d'ombre » 2012/2013).


En 2008 Ernst obtient la nationalité française.

"Après plus de vingt ans d'expression et de création très gestuelle, ma façon de peindre ralentit extrêmement et devient beaucoup plus contemplative avec la série "Tribute to Gil-Scott-Heron".

Fin octobre 2014, Ernst et son épouse déménagent en Haute-Corse, berceau de la famille maternelle de Claire.

Depuis le printemps 2015, Volkmar Ernst a son atelier à Ville di Paraso, Haute-Corse.