Volkmar Ernst Peinture Malerei Painting

 

Volkmar Ernst vit en France depuis 1999. Né en Allemagne en 1959, il a eu la chance de fréquenter dès l’enfance de nombreux artistes – peintres, sculpteurs, graveurs, typographes - dont certains ont marqué l’Allemagne d’après-guerre de leur personnalité et de leur conception de l’art, comme  HAP Grieshaber qui a joué un grand rôle dans le renouveau artistique allemand et Hugo Peters. 
Diplômé des beaux-arts et art-thérapeute, il expose depuis le début des années 90; il est maintenant connu pour ses séries d’huiles ou de techniques mixtes sur toile comme 1989, 11 JOURS  A TRAVERS  LE DESERT, ICONS, PAYSAGES  OU LA NUIT OBSCURE  DE L'AME, DUNKELZONE/ZONZFLOUE.
En évoquant ses mentors, Ernst dit « Ils ne donnaient pas dans le genre artistes maudits, non. C’étaient des êtres différents; pleins de vie, les pieds sur terre, et totalement conscients, ils incarnaient l’énergie au service de l’art autant que de la vie.»
Car pour Ernst, l’art et la vie puisent à la même source qui est celle de la création. Et le processus de la création même  est l’objet de sa recherche.
Cela transparaît par exemple dans son travail sur les séries «1989 » ou  «11 JOURS A TRAVERS LE DESERT » où chaque toile semble interroger le sens de la précédente, où certains thèmes renvoient  très explicitement à un questionnement sur ce qui créée autant que comment  cela créé.
Cela se traduit aussi par son approche de l’art-thérapie où c’est le potentiel vital du processus de création artistique qu’il utilise de manière très pratique pour soutenir, guérir, aider.
« La création, quelle qu’elle soit, est forcément artistique, et relève d’ un état de conscience élevé. Créer est un acte par lequel on parvient à se placer au service , …. qui dépasse nos propres intentions, nos propres besoins….Plus on travaille dans cela, plus on se rapproche d’une certaine objectivité, car ce qui est produit n’est plus lié à notre propre personnalité. Cela devient donc accessible à tout le monde…. C’est une façon d’être en relation avec le monde entier. »
MICHEL CASAMITJANA